L'écotourisme : un nouveau paradigme ?

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L'écotourisme : un nouveau paradigme ?

Message par anthony le Mer 26 Déc - 21:58

Au cours des dernières décennies, on assiste à la plus forte progression de tourisme orienté vers la nature. Mais, si elle a des impacts bénéfiques sur les régions visitées, cette croissance augmente indéniablement le risque d'effets nuisibles sur les écosystèmes, qui se trouvent fragilisés par l'intérêt grandissant des touristes pour les régions relativement inexploitées de cultures différentes et d'écosystèmes uniques.
Ainsi, dans une perspective de conservation, l'écotourisme peut représenter une solution de rechange efficace au développement touristique traditionnel, en mobilisant les ressources nécessaires à la protection de la biodiversité et en développant des équipements ou des infrastructures d'une manière responsable, c'est-à-dire à une échelle qui soit appropriée à la situation culturelle et écologique régionale.
En corolaire, il ne devrait pas y avoir de développement écotouristique dans les régions présentant une trop grande vulnérabilité écologique ou culturelle.
Dans ce sens, l'écotourisme mérite une attention particulière, non seulement parce que c'est le secteur de l'industrie du voyage qui a la croissance la plus rapide, mais parce qu'il constitue une nouvelle approche alliant la protection des zones naturelles menacées avec l'occasion, pour les communautés locales, de participer à leur propre développement.
En somme, l'écotourisme peut être vu comme effort de collaboration entre les communautés locales, les intervenants touristiques et les protecteurs de la ressource, dont l'état, pour préserver les espaces naturels qui servent de support au développement régional.
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Genèse de l'écotourisme

Message par anthony le Mer 26 Déc - 22:04

L'écotourisme s'est développé dans la foulée du mouvement environnemental qui est apparu au début des années 1970. L'intérêt croissant du public pour l'environnement et les voyages orientés vers le plein air, couplé avec la croissante insatisfaction envers le tourisme de masse, a montré à l'industrie du tourisme qu'il y avait une place pour l'écotourisme. De même, la compréhension et l'acceptation des principes de conservation de la nature et de durabilité par une portion grandissante de la population a également participé à l'évolution du terme « écotourisme ».

Il n'y a pas de consensus sur l'origine du terme écotourisme. Selon certains auteurs, il serait apparu pour la première fois en langue anglaise dans un article de ROMERIL (1985).

Cependant, l'écologiste mexicain CEBALLOS-LASCURAIN a utilisé le mot espagnol ecoturismo encore plus tôt, alors que le Service National des Forêts du Canada faisait, dès 1973, la promotion d'écotours le long de la Transcanadienne. Récemment, ce terme est utilisé dans un article de HERTZER (1965) pour expliquer la relation complexe entre les touristes et l'environnement et les cultures avec lesquelles ils interagissent.

C'est BUDOWSKI (1976) qui est généralement cité comme le pionnier concernant le concept même d'écotourisme. Dans son article Tourism and Environmental Conservation : Conflit, Coexistence or Symbiosis ? BUDOWSKI reconnait que la relation entre le tourisme et l'environnement naturel tend à être conflictuelle, mais que le potentiel existe pour une relation basée sur les bénéfices mutuels. Sa description de la relation symbiotique qui pourrait
s'en suivre ressemble à l'idée contemporaine qu'on se fait de l'écotourisme, sans toutefois utiliser le terme. La dissémination du terme et du concept est souvent associée à BOO.

Alors que cette association tourisme - environnement naturel n'est pas sans poser de problèmes. De nombreuses études ont montré que le développement du tourisme peut apporter des nuisances, être source de destructions, dégrader les écosystèmes. Pourtant, on sait moins qu'il peut être également un moyen d'entretenir des espaces naturels et de sauvegarder des espèces animales et végétales en voie de disparition.

Il peut y avoir, en effet, une «conscientisation des populations locales pour mieux gérer leur patrimoine environnemental, dans la mesure où celui-ci peut devenir source de profits. C'est ainsi que dans les Alpes du sud, dans le cadre du tourisme vert, se met en place le sylvotourisme. Ce dernier illustre une nouvelle manière de considérer le tourisme, en ayant pris conscience des effets « positifs » et « négatifs » qu'il peut générer pour les sites naturels et les populations concernées.

Complémentairement aux initiatives publiques (création de parcs naturels régionaux et nationaux), des initiatives privées se multiplient afin de promouvoir cette forme de tourisme qui s'inscrit nécessairement dans le cadre plus vaste du développement d'un tourisme rural « soutenable ».

Par ailleurs, il apparait que cette prise de conscience des populations « indigènes » est liée à une conscientisation plus générale centrée sur la relation homme - nature, qui n'est pas le seul fait des populations occidentales, mais aussi des populations du « tiers monde ». Elle peut s'exprimer soit par l'acceptation, soit par le rejet du développement de l'écotourisme selon les types d'acteurs et leur implication dans la relation tripartite : tourisme, environnement, développement.

En somme, l'écotourisme est un concept ambigu qui, selon le point de vue adopté, se définit comme une activité, une philosophie ou une stratégie de développement.

Comme le concept de développement durable que nous avons défini dans le chapitre précédent, l'écotourisme semble endosser non pas une définition officielle unique, mais plusieurs.
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Définitions d'écotourisme

Message par anthony le Mer 26 Déc - 22:17

L'écotourisme est souvent décrit comme une forme de tourisme « à forte motivation ». Il n'y a pas de définition universelle de l'écotourisme, généralement considéré comme un « tourisme favorable à l'environnement » ce qui, sur un plan pratique, est diversement interprété selon le pays.

L'écotourisme comme expérience vécue, constitue une façon autre de voyager, représentant un nouveau courant de penser le développement et l'expérience touristiques, il intègre les principes d'un tourisme durable. Ce qui signifie à la fois protection de la nature, respect des identités culturelles et responsabilisation des intervenants locaux et autres.

L'écotourisme, comme paradigme disciplinaire en émergence, chapeaute actuellement plusieurs niveaux d'analyse et d'applications, soit dans une perspective de la demande touristique, de développement de nouveaux produits et services dont certains s'apparentent à du tourisme d'aventure, soit aussi comme stratégie de développement durable et de développement régional. Mais quelle est la véritable nature de l'écotourisme ? En quoi consiste son sens propre ?
Comment expliquer cet engouement actuel pour un tourisme orienté vers la nature ?

L'écotourisme peut prendre des significations différentes selon la conception qu'un individu a de sa relation avec la nature et cette conception relève de la culture sociale de l'individu, elle-même étant partie de l'épistème de sa société et de son temps.

Dans cette perspective disciplinaire, ce qui caractérise l'écotourisme en général est une gouvernance intégrée des ressources naturelles et humaines qui tient compte des intérêts particuliers des différents acteurs, incluant l'expérience recherchée par les visiteurs. Il englobe les grands paramètres qui définissent ce nouveau type de tourisme, notamment les dimensions de développement durable, développement régional et démocratie participative.

LEQUIN identifie trois définitions de l'écotourisme recensées dans les ouvrages scientifiques selon leur orientation principale, soit en fonction de la demande touristique, de la ressource à protéger ou de la communauté d'accueil.

La définition axée sur la demande : selon CEBALLOS-LASCURAIN, l'écotourisme est :
[...] Une forme de tourisme qui consiste à visiter des zones naturelles relativement intactes ou peu perturbées, dans le but précis d'étudier et d'admirer le paysage, et les plantes et animaux sauvages qu'il abrite, de même que toute manifestation culturelle (passée et présente) observable dans ces zones. Dans cette perspective, le tourisme axé sur la nature signifie une méthode d'approche scientifique, esthétique ou philosophe du voyage, quoiqu'il ne soit pas nécessaire que l'écotouriste soit un scientifique, un artiste ou un philosophe de profession. Ce qui compte pardessus tout, c'est que la personne qui s'adonne à l'écotourisme ait l'occasion de se tremper dans un environnement naturel auquel elle n'a généralement pas accès en milieu urbain.

Dans cet énoncé, trois éléments permettent de préciser le caractère spécifique de la demande écotouristique :
1) Il s'agit de voyages dans des parcs, réserves ou toutes autres zones naturelles protégées ou non par une loi.
2) La principale motivation est de satisfaire un besoin cognitif et affectif de se ressourcer dans un milieu naturel à la fois unique et évocateur.
3) Elle répond à un besoin d'évasion, une expérience relaxante, lion du stress quotidien et du rythme imposé par les milieux urbains.

La définition axée sur la ressource : en l'absence de définition claire et reconnue, cette perspective retient quatre définitions de l'écotourisme qui, tout en englobant certains aspects de la demande, portent prioritairement sur la dimension ressource

L'énoncé de la California Lesgislature soutient que l'écotourisme, tout en n'ayant qu'un faible impact sur l'environnement, peut constituer une force dynamique de préservation de la ressource : « l'écotourisme est une forme de voyage dont l'objectif principal consiste, pour les voyageurs, à admirer les paysages naturels et les manifestations culturelles d'une région spécifique, tout en minimisant les impacts négatifs que pourrait occasionner une telle visite. Dans son sens le plus large, l'écotourisme constitue une approche selon laquelle les touristes peuvent idéalement concourir à la préservation de la nature.».

Une deuxième définition, celle de K. KREHER du German National Tourist Office, est également axée sur la ressource. Le principal intérêt de cette est qu'elle établit une distinction, voire une opposition, entre écotourisme et tourisme de masse : « [...] Toute forme de tourisme qui réduit au minimum le stress sur l'environnement et minimise la consommation des ressources naturelles [...] Le tourisme de et la concentration saisonnière sont des éléments incompatibles avec ces principes. »

L'originalité de K. KREHER est double : premièrement, il indique le seuil de développement écotouristique qui serait approprié et, deuxièmement, il considère le caractère élitiste de ce type d'activité touristique.

On décrit généralement l'écotouriste comme une personne âgée de 45 à 65 ans, qui provient d'un milieu urbain, possède un diplôme secondaire et même universitaire, dispose d'un revenu et d'un pouvoir d'achat élevés, est généralement indépendante financièrement ou encore retraitée. Les écotouristes voyagent plus souvent, plus loin et plus longtemps que les autres touristes. Une brève expérience dans un paysage naturel et peu aménagé représente pour eux une occasion exceptionnelle de stimuler leur sensibilité à la nature, de mieux comprendre et de contribuer à la protection de ces lieux uniques.

Dans cette même perspective, pour la Société Internationale de l'Ecotourisme, l'écotourisme c'est : « une forme de tourisme responsable qui contribue à la conservation d'un environnement naturel ainsi qu'au bien-être des communautés locales ».

En plus de la protection des ressources naturelles, on reconnaît l'importance de protéger et d'améliorer la qualité de vie des communautés locales. De façon similaire, SCANE, GRIFONE et USHER ont proposé une définition de l'écotourisme qui intègre aussi ces valeurs et préoccupations : « l'écotourisme représente une expérience de voyage qui permet de découvrir la nature et de contribuer à la conservation des écosystèmes tout en respectant l'intégrité des communautés hôtes. »

Deux objectifs importants ressortent de ces définitions axées sur la ressource et ajoutent au concept d'écotourisme :
1) Il faut préserver et non pas altérer l'environnement.
2) Il faut générer des bénéfices économiques qui rendent la conservation des ressources naturelles avantageuse pour les collectivités locales.

La définition axée sur la communauté hôte :
On trouve la définition de BUTLER qui s'inscrit dans une logique de développement durable et de développement régional. Il considère : « l'écotourisme comme une forme de tourisme viable à long terme, à la condition qu'elle ne dégrade pas l'environnement physique et humain dans lequel elle prend place, et qui peut contribuer à l'amélioration des conditions de vie des populations locales ainsi qu'à la diversification de leurs activités économiques ».

La définition qui nous apparaît être la plus englobante, est celle de ZIFFER, en ce qu'elle tient compte, non seulement de la demande et de la ressource, mais également des populations d'accueil : « l'écotourisme est une forme de tourisme qui s'inspire principalement de l'histoire naturelle d'une région, incluant ses cultures indigènes. L'écotouriste est celui qui visite des régions relativement peu développées dans un esprit d'appréciation, de participation et de sensibilisation. L'écotouriste pratique une forme de tourisme qui est non consommatrice de ressources naturelles et fauniques ; il participe directement à la conservation du site ainsi qu'à l'amélioration du bien-être économique des populations locales, par les travaux qu'il effectue et au moyen de contributions financières. Le séjour de l'écotouriste devrait renforcer son sens de l'appréciation, son engagement face aux questions de conservation en général et à l'égard des besoins spécifiques des collectivités locales. L'écotourisme implique également une approche de gouvernance par les pays ou la région hôte, lequel ou laquelle s'engage à établir et à maintenir des sites, avec la participation des populations locales, à les mettre en valeur de façon appropriée, à faire respecter la réglementation, ainsi qu'à utiliser les bénéfices des entreprises pour financer l'aménagement du territoire et le développement de la communauté. ».

Donc, l'écotourisme a pour objectif de répondre aussi bien aux besoins du touriste, qu'à ceux de la ressource et de la communauté d'accueil. Cette conception incite à planifier et à gérer un projet de développement écotouristique en minimisant les dommages aux processus écologiques, en améliorant les conditions économiques et sociales des communautés d'accueil et en offrant une expérience de qualité aux touristes.

Alors que les premières définitions de l'écotourisme mettaient l'emphase sur une proximité recherchée avec la nature par les touristes, les définitions plus récentes ont plutôt cherché à mettre en lumière une variété de principes associés au concept de développement durable. On admet actuellement que l'écotourisme englobe les principes du tourisme durable en ce qui concerne les impacts de cette activité sur l'économie, la société et l'environnement et qu'en outre, il comprend les principes particuliers suivants qui le distinguent de la notion plus large de tourisme durable :
- L'écotourisme contribue activement à la protection du patrimoine naturel et culturel.
- L'écotourisme inclut les communautés locales et indigènes dans sa planification, son développement et son exploitation et contribue à leur bien-être.
- L'écotourisme propose aux visiteurs une interprétation du patrimoine naturel et culturel.
- L'écotourisme se prête mieux à la pratique du voyage individuel ainsi qu'aux voyages organisés pour de petits groupes.

En résume, une analyse des définitions nous amène à considérer trois dimensions qui constituent l'essence même du concept d'écotourisme :
- Un tourisme axé sur la nature ;
- Une composante éducative ;
- Un besoin de durabilité.

L'écotourisme comme nouveau phénomène social apparaît comme un moyen de réhabilitation du tourisme et du « touriste », une reconsidération du phénomène touristique autre que sous l'angle uniquement des « méfaits du tourisme ». Ceci dans la mesure où l'écotourisme contribue, par définition, à rehausser le niveau de sensibilisation des visiteurs et des responsables du développement à la protection de la nature, à améliorer la qualité de vie des populations locales et à favoriser des relations entre les visiteurs et les visités qui soient fondées sur le respect et la reconnaissance réciproque dans un contexte de découverte d'un patrimoine naturel et culturel.

Le fil conducteur de ces diverses définitions du concept émergeant d'écotourisme est qu'il est essentiellement centré sur une valorisation de la nature physique et humaine des lieux choisis, qui prend implicitement la forme d'un « contrat naturel », non pas comme une morale normative, mais comme une expérience empreinte d'une démarche de prudence et de sagesse et de réciprocité avec ces entités.

La prochaine étape de progression dans l'analyse porte sur les répercussions possibles de l'écotourisme sur la culture, l'économie et l'environnement. Mais avant, il faudra éclaircir la relation d'écotourisme avec d'autres formes de tourisme.


Dernière édition par le Jeu 27 Déc - 23:40, édité 1 fois
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Les spécificités de l' écotourisme

Message par anthony le Mer 26 Déc - 22:20

Il ne faut pas oublier que l'écotourisme est d'abord et avant tout une forme de tourisme et qu'en ce sens, il convient de le situer plus précisément par rapport aux autres formes de tourisme auxquels il est souvent confondu, soit principalement le tourisme axé sur la nature, le tourisme d'aventure et le tourisme culturel.

Alors que le tourisme axé sur la nature et le tourisme d'aventure sont plutôt définis sur la base des activités récréatives des touristes, l'écotourisme est défini aussi, sinon plus, par les bénéfices qu'il est susceptible d'apporter, tant à la conservation des écosystèmes qu'aux communautés locales.
Comme nous l'avons mentionné précédemment, l'écotourisme est étroitement lié au milieu naturel. Il importe par contre de distinguer l'écotourisme du simple tourisme nature.

Comme le souligne HONEY, il y a fréquemment un flou concernant les frontières entre le tourisme axé sur la nature et le concept multidimensionnel d'écotourisme. L'écotourisme adhère à des principes que la notion plus vague de tourisme axé sur la nature n'est pas tenue de partager.
Tant dans la littérature que dans la pratique, on confond souvent les deux, considérant des formes de tourisme axé sur le milieu naturel comme étant de l'écotourisme sans répondre à ses principes. Le tourisme axé sur la nature se trouve à être une forme plus générale de tourisme d'aventure ou le tourisme axé sur la chasse ou la pêche.

L'écotourisme est ainsi vu comme une portion du tourisme axé sur la nature et la relation entre les deux peut être représentée de la façon suivante :
- Tourisme axé sur la nature
- Ecotourisme

Selon WEAVER, pour être considéré comme du tourisme d'aventure, une activité ou un produit se doit d'incorporer trois éléments :
- Un élément de risque ;
- Un haut niveau d'effort physique ;
- Un besoin pour le touriste de posséder des habiletés spécialisées pour participer de façon sécuritaire à l'activité.

LEQUIN affirme : « Le tourisme d'aventure correspond généralement à une activité de plein air qui se pratique dans des zones naturelles peu développées où la nature sert de support, mais ne constitue pas un objectif en soi, contrairement à l'écotourisme. Il existe ainsi une différence d'attitude fondamentale entre l'observation de la nature comme c'est le cas de l'écotourisme, et la conquête de celle ci dans le cas du tourisme d'aventure. En somme, ces deux formes de tourisme recherchent un environnement de qualité mais pour des motifs différents : l'une pour l'observer et l'autre pour le conquérir. »

Certaines formes d'écotourisme peuvent être considérées comme du tourisme d'aventure. Par contre, pour plusieurs raisons, en général, le tourisme d'aventure ne se qualifie pas comme écotourisme. Premièrement, plusieurs activités de tourisme d'aventure ne sont pas axées sur la nature. Ensuite, comme c'est le cas pour le tourisme axé sur la nature, cette forme de tourisme ne nécessite pas de répondre à des critères de durabilité.

Une autre distinction concerne la nature de l'interaction entre le participant et l'attraction touristique : alors que l'écotouriste recherche une expérience éducative, le touriste d'aventure désire en premier lieu un environnement qui va faciliter le risque et l'effort physique tant recherchés.
Bien que l'écotourisme comporte généralement une composante culturelle, il n'est pas pour autant synonyme de tourisme culturel. Alors que ce dernier met l'emphase sur la composante culturelle, dans l'écotourisme, cet élément est la plupart du temps secondaire. De plus, comme on le devine assez bien, l'expérience du tourisme culturel ne repose pas nécessairement sur le milieu naturel (la tournée des musées de Florence, par exemple).

Considérant que le tourisme d'aventure et tourisme culturel peuvent parfois s'entremêler, comme c'est parfois le cas, par exemple, lors d'une activité de chasse en milieu autochtone où les techniques traditionnelles sont partagées avec les touristes, nous pouvons illustrer leur relation avec l'écotourisme de la façon suivante :
- Ecotourisme
- Tourisme culturel
- Tourisme d'aventure
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